Retombées presse : les mesurer avec un simple tableau de suivi

Pigeon collant des coupures de journaux dans un grand cahier
Sommaire7 sections
  1. 01Retombées presse : de quoi parle-t-on
  2. 02Repérer les parutions : les outils de veille gratuits d’abord
  3. 03Le tableau de suivi : les colonnes à prévoir
  4. 04Mesurer l’effet réel : trafic, appels, demandes
  5. 05L’équivalence publicitaire : un chiffre à manier avec prudence
  6. 06Réutiliser les retombées sur votre site et vos réseaux
  7. 07Faire fructifier une parution : une marche à suivre

Retombées presse : de quoi parle-t-on

Une retombée est une parution obtenue sans achat d’espace : un article après votre communiqué, une citation dans un dossier, un passage à la radio locale, un sujet repris par un site spécialisé. Elle se distingue de l’encart payé, dont vous maîtrisez le texte et la date. Le lecteur, lui, ne fait pas toujours la différence, et c’est ce qui donne du prix à une parution spontanée.

Les retombées se classent en deux familles. Les retombées directes viennent d’une action précise : vous avez envoyé un communiqué, un journaliste a écrit un article. Les retombées indirectes surgissent plus tard, quand un média cite votre entreprise à propos d’un sujet de société ou reprend un article déjà paru. Les deux comptent, même si seules les premières se relient facilement à un envoi.

Repérer les parutions : les outils de veille gratuits d’abord

Pour une petite structure, la veille commence par une liste de mots-clés : le nom de l’entreprise, celui du dirigeant, les marques et les produits, parfois une expression liée au communiqué. Les moteurs de recherche proposent des systèmes d’alerte par courriel, décrits sur les pages d’aide de support.google.com, et il suffit de saisir chaque mot-clé entre guillemets pour limiter le bruit.

Complétez par une lecture régulière des rubriques de votre secteur dans la presse locale, une recherche par nom dans les moteurs une fois par semaine et un coup d’œil aux réseaux sociaux. Les parutions papier échappent aux alertes : le quotidien régional se feuillette, ou se consulte via sa version numérique. Les dépêches d’agence de presse circulent aussi dans de nombreux titres et méritent une recherche par phrase exacte du communiqué.

Des services de veille payants existent, avec revue de presse quotidienne et analyse de tonalité. Ils se justifient quand le volume de parutions devient important, pas pour une entreprise qui obtient trois articles par an.

Le tableau de suivi : les colonnes à prévoir

Un tableur suffit. Il vous donne, six mois plus tard, une mémoire précise de ce qui a fonctionné, ce que la mémoire seule déforme vite.

ColonneCe qu’on y note
Date de parutionJour exact, pour le rapprocher de l’envoi
Média et supportTitre, papier, web, radio ou vidéo, et diffusion locale ou nationale
Sujet et angleCe que l’article raconte de vous, en une phrase
TonFavorable, neutre ou critique
Lien ou copieAdresse de la page, ou référence du numéro papier
Effets constatésVisites sur le site, appels, demandes de devis dans les jours suivants

Mesurer l’effet réel : trafic, appels, demandes

Le seul moyen fiable de relier une parution à une action consiste à demander à vos nouveaux contacts comment ils vous ont connu. Une case « comment nous avez-vous connus » dans le formulaire de contact et une question posée au téléphone donnent des indications plus solides que n’importe quel calcul théorique. Regardez aussi, dans vos statistiques de fréquentation, les visites arrivant depuis le site du média les jours suivant la parution.

Ne concluez rien sur un seul cas. Un article très bien placé qui ne produit aucune demande peut avoir touché un public qui achètera plus tard, et une brève discrète peut déclencher trois devis. Sur une année, en revanche, le tableau montre quels médias et quels sujets vous réussissent.

L’équivalence publicitaire : un chiffre à manier avec prudence

Certains prestataires convertissent une parution en valeur monétaire, en comparant la surface ou la durée obtenue au tarif publicitaire du même média. Le résultat donne un chiffre facile à présenter, mais il repose sur des hypothèses discutables : un article n’a pas la même portée qu’une publicité, les tarifs affichés sont rarement les tarifs payés, et le coefficient multiplicateur appliqué varie selon la méthode. Deux prestataires peuvent aboutir à des montants très différents pour la même parution.

Je vous conseille de ne jamais comparer ce chiffre d’une année à l’autre sans connaître la méthode, et de ne pas le présenter à un financeur comme un gain réel. Préférez des indicateurs concrets : nombre de parutions, qualité des médias, trafic généré, demandes reçues. Ils sont moins spectaculaires et bien plus parlants.

Réutiliser les retombées sur votre site et vos réseaux

Une parution trouve une seconde vie dans une rubrique « Ils parlent de nous » de votre site : titre du média, date, et lien vers l’article. Le lien est la solution la plus simple, car il ne demande aucune autorisation particulière et il renvoie le lecteur vers la source. Sur les réseaux, partager le lien vers la page du média est également sans difficulté.

La reproduction d’un article entier ou d’une capture d’écran de la page est autre chose : elle relève du droit d’auteur, et le journal ou l’auteur peut la refuser. Le Centre français d’exploitation du droit de copie (cfcopies.com) présente les autorisations proposées pour les copies d’articles dans un cadre professionnel. Le code de la propriété intellectuelle, consultable sur legifrance.gouv.fr, prévoit par ailleurs une exception de courte citation, à condition de nommer l’auteur et la source. En cas de doute, demandez l’accord du média.

Faire fructifier une parution : une marche à suivre

Remerciez brièvement le journaliste, sans lui demander de service. Ajoutez la parution à votre tableau, partagez le lien avec vos équipes et vos clients, puis mentionnez-la dans vos prochains envois comme preuve d’intérêt des médias. Un journaliste qui voit qu’un confrère a traité votre sujet est plus enclin à s’y intéresser, et un nouveau communiqué diffusé auprès des rédactions peut s’appuyer sur cette première trace.

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